Stratégie nationale de santé : mieux organiser les soins en s’appuyant sur les nouvelles technologies

Marisol Touraine, ministre de la santé a présenté en septembre dernier la feuille de route du gouvernement concernant la stratégie nationale de santé (SNS). On y apprend que l’e-santé prend une place prépondérante dans l’organisation des soins avec, par exemple, la mise en place d’une plateforme d’information en ligne, la relance du DMP (dossier médical personnel) ou encore le développement de la télémédecine.

Feuille de route de la stratégie nationale de santé
C’est autour de l’axe de l’organisation des soins que la SNS souhaite une réforme profonde en s’appuyant sur des systèmes d’information accessibles et partagés pour répondre aux évolutions des besoins de santé et améliorer la prise en charge des patients, notamment chroniques ou en perte d’autonomie. De nouveaux outils, doivent à cet effet être imaginés avec comme priorité, organiser en ville une meilleure prise en charge dans le cadre du parcours de soins pour éviter les complications et les hospitalisations inutiles.

Une interopérabilité des systèmes d’information
Une évidence qui pourtant n’est, aujourd’hui, pas encore opérationnelle. Le partage d’information entre professionnels libéraux et avec les établissements de santé est pourtant crucial pour améliorer les pratiques et la mise en commun des informations. C’est pourquoi cette étape de restructuration des systèmes d’information doit assurer la compatibilité des données d’un professionnel à l’autre.

Le DMP, la grande arlésienne. Le DMP 2, un enjeu décisif
Le dossier médical personnel est repensé pour être au service du parcours de santé comme outil de coordination. Il doit devenir l’instrument privilégié de la prise en charge des pathologies chroniques, avec une ouverture sur le domaine médico-social.
Le DMP 2 offrira un service de partage de synthèses médicales et une messagerie sécurisée santé sera mis en place pour permettre aux professionnels de santé d’avoir notamment une information structurée pour la biologie et les comptes-rendus d’imagerie. Un lien avec le dossier pharmaceutique sera étudié.

Un service évolutif d’information en ligne
La SNS préconise la mise en place d’un service public d’information global sur la santé, de la prévention à l’orientation). Dans un premier temps, il est demandé aux agences régionales de santé (ARS) de mettre en ligne un répertoire de l’offre de soins et de santé par territoire avec une mise à jour semestrielle.

L’open data au service de la vigilance
Les données de santé non sensibles, garantissant le respect du secret médical et l’anonymat, ont vocation à être mises à disposition à la collectivité dans le cadre d’une démarche d’open data lancée par le gouvernement. Ces données permettraient de contribuer à une meilleure connaissance et une meilleure organisation du système de santé.

La télémédecine, un élément structurant et facilitant pour l’organisation des soins de proximité
La feuille de route prévoir une stratégie nationale de soutien à la télémédecine. Des thèmes prioritaires seront définis en vue d’assurer une permanence des soins ou une meilleure prise en charge. Dans le cadre des programmes régionaux de télémédecine pilotés par les ARS, les projets pilotes devront s’étendre rapidement sur l’ensemble du territoire.
Pour permettre de développer la télémédecine dans le secteur ambulatoire, une tarification des actes devra être classifiée en substitution d’autres actes comme la consultation ou le transport de patients.
L’e-santé faut partie des trois filières émergentes prioritaires identifiées dans le cadre du conseil stratégique des industries de santé (CSIS) et du comité de filière du 5 juillet dernier. C’est pourquoi la SNS encourage la télémédecine en allant encore plus loin, et en développant le recours aux fonctions de téléconsultation, de téléassistance et de télésurveillance.

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