L’ablation des amygdales efficace dans le SAOS de l’enfant

Une équipe de chercheurs américains a mis en évidence les bienfaits de l’ablation des amygdales et des végétations chez les enfants souffrants  du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS).

Le SAOS chez l’enfant entraîne des risques importants de déficit de croissance, d’attention, de troubles du comportement, de capacités neurocognitives et, à plus long terme, de maladies cardiovasculaires.

Un petit coin dodo dans ma chambre pour surveiller mon tilou en post-op. Il va bien et il a recommencé à manger un peu... Ah! Ces amygdales !!!! ;)Chaque année, 77% des 530 000 ablations amygdaliennes réalisées aux Etats Unis sont effectuées pour traiter des apnées obstructives du sommeil. Si l’on considère les 4 millions de naissances annuelles, cela veut dire qu’un enfant sur huit subira probablement une ablation des amygdales. De ce fait la vraie prévalence pour le SAOS chez l’enfant est plus proche de 10% que des 1 à 5% annoncés dans la littérature (Diagnosis and management of childhood obstructive sleep apnea syndrome 2012). Malgré la fréquence et la sévérité des apnées, il existe des avis divergents sur le diagnostic, le traitement et les soins post opératoires.

Pour tenter d’y voir plus clair, une étude a été menée concernant le traitement des apnées obstructives du sommeil chez l’enfant. 464 enfants, âgés de 5 à 9 ans, ont été répartis de manière aléatoire avec, dans un premier groupe, les enfants auxquels on a proposé une ablation des amygdales et des végétations dans le mois suivant le diagnostic et dans le second groupe, les enfants qui vont faire l’objet d’un suivi médical attentif pendant 7 mois.

Pour les deux groupes, les enfants ont été évalués avant l’intervention et au bout de 7 mois (qualité du sommeil, évaluation du comportement et de l’attention, capacités neurocognitives…).

Les premiers résultats ne montrent aucune différence concernant les capacités neurocognitives quelle que soit la stratégie adoptée. Néanmoins, le premier groupe montre une amélioration de la qualité de sommeil et de vie ainsi qu’une amélioration du comportement pour 79% d’entre eux. Dans le second groupe seul 46% des patients ont eu une normalisation de leur qualité de sommeil au bout de 7 mois, et 71% étaient toujours considérés comme candidat à l’ablation des amygdales et des végétations par leur otorhinolaryngologiste.

Une intervention chirurgicale n’étant jamais anodine, comprenant son lot de risques malgré une maîtrise des techniques, le taux de sévérité des apnées obstructives du sommeil peut être un élément important à prendre en considération dans la balance risques/bénéfices.

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