Et si mon enfant avait un syndrome d’apnée du sommeil ?

sasLe syndrome d’apnée obstructive chez l’enfant est souvent méconnu ou diagnostiqué tardivement.
Pourtant 2 à 4 % des enfants présentent un trouble respiratoire nocturne caractérisé par une obstruction partielle ou complète des voies aériennes supérieures et qui perturbe directement le sommeil.

Si le signe le plus fréquent qui amènent les parents à consulter est le ronflement (la fréquence du ronflement étant de 10% chez les enfants), d’autres signes cliniques doivent alerter.
La nuit, une respiration bruyante par la bouche plutôt en deuxième partie de nuit, une position anormale de sommeil avec la tête en hyper extension, un sommeil agité, une transpiration excessive mais aussi la reprise du « pipi au lit » doivent faire penser à une apnée du sommeil !
La journée, contrairement à l’adulte, la somnolence diurne et les siestes sont rares. On retrouve plutôt chez ces enfants des troubles du comportement de type agitation, colère, signes d’hyperactivité mais aussi une diminution des performances scolaires.
Au niveau du développement physique de l’enfant un trouble de la croissance est un signe important à repérer.

Le premier facteur en cause dans l’apnée obstructive de l’enfant est l’hypertrophie des amygdales et des végétations. Mais d’autres facteurs rentrent en jeu comme l’obésité, la prématurité, le terrain allergique, l’hérédité et les anomalie anatomiques.

Les conséquences de ces troubles respiratoires ne sont pas anodines et peuvent entraîner des conséquences potentiellement graves à type de :

–    Retard de Croissance
–    Complications cardio-vasculaires
–    Déficits cognitifs tels qu’un retard dans les apprentissages, des troubles du comportement voire une hyperactivité

Au niveau des traitements, l’amygdalectomie reste le traitement de référence pour les enfants ayant une hypertrophie des amygdales, mais il n’est pas sans risque et peut ne pas apporter tous les bénéfices souhaités.

Pour avancer dans la meilleure démarche diagnostique et thérapeutique à suivre, les médecins spécialistes s’appuient jusqu’à présent sur l’examen clinique, avec si besoin un enregistrement par polysomnographie.

Cette démarche de soin va surement changer : l’équipe de l’hôpital Saint Antoine à Paris a présenté au congrès français du sommeil qui se tenait en Novembre à Nantes, un questionnaire qui vient d’être validé.
Ce questionnaire « le score hiérarchique de sévérité apnéique » comporte 6 items à remplir par les parents, à domicile, lorsqu’un syndrome d’apnée du sommeil est suspecté par le spécialiste.
En fonction du score obtenu cela va permettre au médecin d’orienter son attitude diagnostique mais aussi thérapeutique.
Ainsi, ce questionnaire en association avec un examen clinique, permettra de s’orienter soit vers une amygdalectomie soit vers d’autres examens complémentaire tels que la nasofibroscopie ou la polysomnographie ou soit vers une consultation spécialisée d’orthodontie.

Ce contenu a été publié dans Actualités, Actualites SAS, On en parle, Sommeil. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.